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Autrefois les barques catalanes...
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Les
barques catalanes au siècle dernier
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Il y a quelques décennies, d’un bout à l’autre du
bassin méditerranéen on pouvait encore admirer ces belles barques à la
poupe et à la proue pointues gréées de voiles latines à antennes. Au début du 20ème siècle, le littoral
du Roussillon était sillonné par près de 300 barques catalanes qui étaient
groupées principalement autour des ports de Banyuls, de Collioure, du Barcarès... |
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Les
chantiers de construction
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Chaque port avait ses chantiers de construction
marine. Les embarcations devaient, pour la bonne marche à la voile et à
la rame, être fines et légères. Les barques fabriquées à Banyuls étaient
les plus fines, venaient ensuite celles de Collioure et du Barcarès.
Cependant, il ne faut pas oublier les nombreux chantiers situés sur la
côte catalane-espagnole. |
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| Les barques devaient également être robustes
pour les conditions de navigation contrastées en Méditerranée qui
alternent en une sorte de tout ou rien : faibles brises avec mer d’huile
et coups de Tramontane brusques avec des vagues très dures. Leur longueur
variait de 9 à 11 mètres, leur coque pointue aux deux extrémités et
leurs quilles latérales facilitaient leur tirage au sec et les appareillages en
reculant dans des conditions souvent très dures. |
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Leur grande
voile en coton, de forme triangulaire à antenne permettait de déployer
rapidement de 60 ou 90 m2 de toile mais également d’en
réduire tout aussi rapidement la surface en ne laissant en l’air qu’un
mât très court. Les barques étaient entièrement pontées, avec un bouge
important pour évacuer aisément les paquets de mer embarqués. Par la
suite, nombre de ces belles catalanes ont été motorisées. |
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Les barques étaient
armées pour la pêche à la sardine et à l’anchois, mais aussi pour le
chalut (pêche aux boeufs). Les filets utilisés se nommaient Sardinal
pour la pêche à la sardine, Anxove pour les anchois. La pêche au boeuf
nécessitait deux catalanes pour tirer le chalut. |
| L'équipage était
constitué du patron, d'un mousse et de plusieurs matelots. |
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La vente du poisson se faisait à "l'aixau". A l'arrivée
des barques, les poissons contenus dans de grands paniers étaient vendus aux
enchères descendantes, l'aixau. |
| Les femmes
pouvaient être poissonnières (les peixoneres) et s'occupaient de
la vente du poisson dans les villages. D'autres femmes, intervenaient pour
l'entretien des filets. Il fallait les faire sécher en les étendant sur
les plages mais également les ramender. Intervenaient alors les
ramendeuses (ramendaïres) avec leurs aiguilles et leurs pelotes de coton. |
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Les femmes
travaillaient également dans les ateliers de salaison pour le
conditionnement des anchois et des sardines. |
| Les barques ont
aussi eu d'autres destinées que la pêche. Elles ont été parfois transformées
en vaisseau militaire, en bateau de transport (raisins à la
période des vendanges, sable, etc.) ou en bateau océanographique
(Laboratoire Arago de Banyuls/mer) |
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Malgré un bon entretien, les
belles catalanes finissaient par mourir. Elles se retrouvaient alors au cimetière des vieilles
embarcations (sacader), ou transformées en abri, quille
en l'air, en bois de chauffage ou brûlées sur les plages comme
à Collioure. |
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Que
sont-elles devenues ?
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| Avec la motorisation, nombre de catalanes ont
vu leur gréement disparaître. Puis, avec l'évolution des techniques de
pêche, les demi-barques parées de lamparos ont remplacé les grandes
barque catalanes. |
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